Rafael Nadal et Carlos Moya vont s'affronter mercredi en quarts de finale de Roland-Garros.
Les deux Espagnols, tous deux anciens vainqueurs à Paris, sont les meilleurs amis du monde.
Sur le court, les héros de Palma de Majorque et Manacor lutteront pourtant sans merci.
Roland-Garros est une île qui ressemble à Majorque. Carlos Moya avait ramené la Coupe des
Mousquetaires à Palma de Majorque en 1998. Héros des Baléares, il avait ensuite atteint les
quarts de finale en 2003 et 2004. 2004, c'est justement l'année qui a vu l'Espagne sacrée en
Coupe Davis grâce notamment à Carlos Moya et un jeune homme venu lui de Manacor, autre
ville des Baléares, nommé Rafael Nadal. Trois ans plus tard, Carlos a pensé plus d'une fois à la
retraite avant de se raviser, de changer d'entraîneur et de repartir sur le circuit en reconquête.
Le trentenaire y retrouve avec plaisir Rafa avec qui il s'entraîne régulièrement. A R.G, Rafa est
déjà double tenant du titre et donc invaincu. Le quart de finale qui oppose les deux héros de
Majorque sera donc une expérience exceptionnelle.
Amis avant, après, mais pas pendant
Aucun des 2 joueurs n'a l'intention de laisser leur complicité se mêler de ce rendez-vous au
sommet. "Entre Rafa et moi, il y a moins de différence que ne l'indique le classement, lance
Moya. car il y a un facteur émotionnel qui joue un rôle important. Nous nous connaissons si
bien." Moya y croit. Nullement impressionné par Nadal, il rappelle qu'il l'a battu deux fois en
cinq rencontres. Et puis, les deux amis insistent : "Sur le court, il n'y a plus d'amitié qui vaille".
Je serai son ami cinq minutes avant la partie, puis cinq minutes après, mais pas pendant le
match", déclare Rafael. "Entre deux aderversaires, on doit rendre la monnaie de la pièce",
confirme Moya. Il se souvient du moment décisif de la jeune carrière de Nadal, la finale de
Coupe Davis 2004 : "Là, il a sorti la bête qu'il y avait en lui. L'instinct animal. Il a sorti tout
ce qu'il avait dans le ventre." Moya fut porté en triomphe après son troisième point décisif.
D'autres triomphes attendaient Nadal. Moya, après trois années d'incertitudes, est revenu
à son meilleur niveau en recherchant plus "le plaisir de jouer" et de défier son ami Rafael.
Son ami et non pas son élève, malgré la différence d'âge. "Je ne pense pas qu'il ait appris
quoi que ce soit de moi, Mais si c'est le cas, alors ça veut dire qu'il s'en sert beaucoup mieux".
Nadal de son côté assure que si un autre joueur que lui devait gagner à Paris, il aimerait
que ce soit Moya.
¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡ VAAAAAAAMOOOOOOOOOOOOSSSS RAAAAAAFAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!
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