Rafa, Rafa, Rafa ?
Le triplé historique réussi par Rafael Nadal à augure d'un défi de taille pour le Majorquin.
Désormais ultra-favori de Roland-Garros, le Majorquin vise un triplé à Roland-Garros que ni
Borg, ni Kuerten, Bruguera, Courier, pour les plus jeunes, Lendl ou Pietrangeli n'ont réussi
du premier coup. Les trois coups ont-ils déjà été frappés ? La scène de la saison sur terre
battue a-t-elle été déjà vidée de ses acteurs par son protagoniste ? Le vieux théâtre pari-
-sien est sur le point d'être emporté une troisième fois par un jeune homme à l'énergie
sensationnelle, plus "manga" que Comédie-française.
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De Monte-Carlo à Paris
Absent sur blessure en 2003 et 2004 à Paris, Rafael Nadal tient depuis 2005 un trident dans
sa main : les Masters Series de Monte-Carlo et Rome et Roland-Garros, agrémentés d'une
banderille locale : Barcelone. S'il s'imposait à Roland-Garros en juin prochain, il obtiendrait un
triple triplé formidable. A Monte-Carlo, comme à Rome et à Roland-Garros, personne depuis
l'ère open n'a atteint cet objectif du premier coup.
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Aucun précédent.
A Roland-Garros, on peut même remonter à la fin de la seconde guerre mondiale. Jaroslav
Drobny, malgré un doublé tardif (1951, 1952), a échoué, ainsi que l'Américain Tony Trabert
(1954, 1955), et surtout Nicola Pietrangeli, qui était d'ailleurs présent à Rome ces derniers
jours. L'Italien s'impose en 1959 et 1960 ms tombe en finale en 1961 face à Manuel Santana...
Plus tard, Jan Kodes fait un beau doublé (1970, 1971) mais c'est Bjorn Borg qui marque les
esprits à 17ans. Doublé lui aussi en 1974 et 1975, mais pas de triplé immédiat. Il faut atten-
-dre trois ans pour son quadruplé record (1978 à 1981). Plus près de nous, en évoquant la
parenthèse Ivan Lendl (qui disputa les quatre finales de 1984 à 1988 mais échoué en 1985),
nous avons vécu trois doublés: ceux de Jim Courier (1991 et 1992) lequel laisse échapper le
titre en cinq sets en 1993 face à Sergi Bruguera. L'Espagnol enchaîne 1993 et 1994. On le
retrouve en 1997 battu en finale par Gustavo Kuerten, qui lui remportera trois fois le tournoi
mais sans réaliser le fameux triplé (1997, 2000 et 2001).
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Le jeu
Loué par la plupart des observateurs, le jeu de Rafael Nadal ne se limite pas à la terre battue.
Le Majorquin, comme Carlos Moya avant lui dans une moindre mesure, a prouvé qu'il pouvait
adapter son jeu aux autres surfaces. Mais sur terre, sa puissance de contre des deux côtés
prend une dimension phénoménale. Il porte l'art du lift au niveau de la balistique et semble
physiquement omniprésent dans la géométrie du court. A la vitesse à laquelle la balle va
actuellement, il reste aussi impossible à déborder que d'autres grands relanceurs à l'époque
des raquettes en bois. La science de la terre battue de Nadal, sa tactique, semble instinctive.
Stratégiquement, il a opté pour une amélioration constante, travaillant son service et sa volée.
A Monte-Carlo et à Rome, cela a déjà payé.
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Les adversaires
Sur le Rocher comme à Rome, ses victoires les plus difficiles furent remportées devant Roger
Federer en finale, l'année dernière. A Roland-Garros, il n'a jamais été menacé de la sorte.
Seuls Mariano Puerta en finale 2005 et Paul-Henri Mathieu en 2006 avaient ouvert pendant un
set et demi quelques brèches vite colmatées. Cette saison, les joueurs de la génération de
Nadal ont frappé fort à la porte du top 10 du classement ATP. Deux d'entre eux sont passés :
Novak Djokovic et Andy Murray, deux autres attendent leur tour : Tomas Berdych et Richard
Gasquet. Le meilleur d'entre aux actuellement, Djokovic, connaît ses limites depuis les quarts
de finale de Rome. Les deux derniers n'ont pas encore assez de certitudes. Quant à Murray, il
n'a pas retrouvé le tennis qui lui avait permis de bousculer.. Nadal à Melbourne.
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Davydenko conteste
Il semble que les spécialistes de la terre battue soient impuissants face à Nadal comme il le
sont d'ailleurs face à Federer. Il faut des joueurs d'exception ou des joueurs de Coupe, comme
on l'a souligné avec humour cette année pour Safin, pour oser imaginer la chute de Rafa avant
la finale. Mathieu en fait partie. Davydenko, Cañas, Baghdatis ? Davydenko est d'ailleurs le
seul à contester publiquement l'hégémonie de Nadal : "Rafael court sur toutes les balles, c'est
sûr, mais en même temps, au niveau tennis, il n'est pas le meilleur." Sa demi-finale à Rome est
encourageante.
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Federer s'enlise
Reste donc Roger Federer, N.1 empêtré, enlisé dans ses doutes, qui est souvent passé tout
près de la victoire mais qui se situe today dans une impasse. Au point d'arrêter sa collabo-
-ration avec Tony Roche juste avant Roland-Garros. La voie royale est donc ouverte pour Rafa.
Ecroulé samedi après sa difficile victoire en demi-finale à Rome, Rafa devra assumer dans ls
semaines à venir sa posit° de favori absolu. C'est à ce prix qu'il gravera une page historique
des Internationaux de France.
[MAGNIFIQUE Rafa ac sa ptite gueule de mOme qui lui va si bien ! Ouh lala, je fOnd ^^ ]
¡¡¡ (L) > Rafa !!!